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Dédié à Catherine de Brilhac, la toute première châtelaine du nouveau château bâti vers 1465 par son époux le seigneur Guillaume du Bec.
Ce jardin, d’inspiration médiévale, est niché dans la douve nord du château, ce qui lui permet d’abriter des espèces d’ombre et d’autres de plein soleil.
Comme son nom l’indique il s’agit d’un jardin clos, rare espace de verdure ombragée lorsque le soleil brûlant de l’été dessèche le sol blanc de tuffeau. Il se veut un coin de Paradis dans lequel les cinq sens sont doucement sollicités : les différents tons de verts et les taches de couleur pour la vue, les effluves des herbes aromatiques et des fleurs pour l’odorat, le velouté et la fraîcheur de certaines feuilles pour le toucher, la saveur douce ou surprenante de certaines plantes pour le goût et, enfin, le gazouillis de la fontaine au cœur de l’ensemble des seize carrés.
La contrepartie de ce jardin d’Eden est un jardinet situé aux confins du domaine, vers les Portes Rouges au nom évocateur. Dans ce petit jardin, volontairement éloigné, on y trouve les plantes magiques utilisées par les sorcières du Moyen-âge : belladone, datura, jusquiame noire, navet-du-diable, mandragore,…
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